Lingettes Lamazuna

Yes I Know.

Je vous ai promis un article sur les sneakers et baskets éco-responsables. Mais figurez-vous que ça prend du temps à écrire, ces petites choses ! 6 jours pour le dernier. Donc, le suivant arrive ; mais pour patienter, et aussi parce que c’est l’occasion de passer de la rubrique « Someday » à la rubrique « Test« , laissez-moi vous parler des lingettes Lamazuna.

Vous vous souvenez des Lingettes Lamazuna qui me faisaient tellement envie ? Et bien je me les suis offerte pour Noël. (Merci Papa !)

Lorsque ma gentille factrice me les a apportées, j’ai fait la danse de la joie. Finis les yeux qui piquent, bye-bye les produits à rincer, flemmingite aiguë j’arriiiiiiiiiive !!!

Le temps d’ouvrir le carton, je découvre une jolie petite boite en bois léger et clair (du peuplier, parait-il). Avec un couvercle à motif un peu bohème, bouches rouges et arums blancs sur fond bleu turquoise.

coffret-de-10-lingettes-demaquillantes-lavables-fabrique-en-france

Jusque là, tout va bien.
Je retire le couvercle et découvre le petit filet blanc, qui me permettra de laver les lingettes à la machine. Puis, juste en dessous, les fameuses lingettes.

Ce sont des disques de 8cm de diamètre. Une face rose et une face blanche, afin de pouvoir se rendre compte (du côté blanc) de la qualité du démaquillage : elles étaient toutes roses à l’origine, mais les premières clientes ont demandé ce changement, effectué très rapidement. Un bon point pour la marque !
De manière générale, et parce que je suis  le FB de la marque (du verbe suivre, pas l’auxiliaire être, hein), ils donnent vraiment l’impression d’être accessibles et très portés sur les feedbacks clients. Ils se déplacent, et participent à pas mal de forums et foires dédiées. J’essaierai de les rencontrer à l’occasion d’un prochain passage non loin de chez moi.

Revenons à nos petites lingettes. Au toucher, elles sont très douces et accrochent très légèrement : on comprend pourquoi le maquillage est censé mieux adhérer au disque qu’à la peau.

Ok ! Il ne reste plus qu’à tester !

Critères de Test

  • Matière : C’est le grand plus de cet article. La matière ressemble à de la peau de chamois, vous savez, ces lingettes microfibres à la mode il y a une vingtaine d’année.
  • Tenue : J’ai acheté une boite de 20 et des recharges. J’ai voulu tout laver dans le filet en même temps : résultat, les lingettes situées vers l’extérieures sont nickels, mais celles du milieu sont un peu tâchées. Moralité de l’histoire : je vais les mettre à la machine par 4 ou 5, pas plus. Ou alors investir dans un filet plus grand.
  • Confort : Pour revenir sur la remarque concernant la matière, c’est vraiment très, très doux ! Il suffit de bien mouiller la lingette recto-verso, la laisser reposer quelques instants sur l’oeil, puis ôter le maquillage en deux coups de cuillère à pot. C’est simple et agréable !
  • Packaging : la petite boite est jolie, et peut contenir plus de lingettes qu’ils en livrent… ou alors c’est moi qui ai les réflexes fourrageurs d’un écureuil. C’est une éventualité qu’on ne peut pas écarter.
  • Prix : sur le site de Lamazuna, elles sont à 17,50€ les 10 avec la boite et le filet ; avec 7,50€ de plus vous obtenez le double de lingettes. Vous pouvez également n’acheter que des lingettes, avec le petit pack de recharge de 10, pour 9,50€.
  • Ethique / Ecolo / Bio : Le filet bénéficie du label GOTS. Ça, c’est cool. Les lingettes sont lavables en machine, et réutilisables plus de 300 fois ! Ça, c’est très cool. Elles sont composées de polyester et de polyamide. Ça, c’est moins cool.
  • Santé : Les lingettes sont composées de 70% de polyester et 30% de polyamide : Donc pas de problème pour nous, mais sacré soucis pour la faune et la flore marine… cf plus bas.
  • Autre : Le produit est tellement efficace et apprécié qu’il est régulièrement en rupture de stock.

C’est un véritable combat intérieur auquel je me livre.

D’un côté, l’utilisation de ces lingettes permet d’arrêter purement et simplement de consommer des cotons hydrophiles jetables, coton dont la production mondiale massive nécessite énormément d’eau (« entre 5 400 et 19 000 litres d’eau pour produire 1 kg de coton » selon le site jeconsommeresponsable.fr ), de pesticides (culture également) et de chlore pour le blanchiment. Ce chlore ne disparait pas, et se dépose dans l’eau et les sols qu’il empoisonne durablement. Ce n’est ni éthique, ni responsable.
D’autre part, le produit est vraiment très efficace : je démaquille à peu près n’importe quoi avec une seule lingette et un peu d’eau, cosmétique bio ou pas. (Rapport à mon eye-liner, tout ça…)
Notons aussi que ces lingettes sont fabriquées en Espagne, découpées en France et conditionnées dans un ESAT (établissement et service d’aide par le travail pour les personnes en situation de handicap.) ; les filets fabriqués en Inde bénéficient du label GOTS (nope, ce n’est ni Ghost In On The Shell, ni Game Of Throne Sequel).
Enfin, elles sont lavables plus de 300 fois, ce qui signifie qu’avant de les user, vous aurez le temps d’économiser sur vos cotons ou lingettes. Et puisqu’elles ne nécéssitent qu’un peu d’eau chaude, pas besoin  non plus de démaquillant. Et c’est aussi une économie !
Youpi !!!!

D’un autre côté, il est reconnu que l’usage de micro-particules de plastique issues des fibres synthétiques produit des tonnes de déchets qui polluent les mers (500 tonnes de plastique juste en Méditerrannée), et se regroupent en gyres pour former des continents de déchets à la surface de l’eau. Sans parler des animaux filtreurs d’eau qui meurent par milliers chaque année. Youpi. Pour vous faire une idée, et je cite l’article l’impact environnemental du blog tpefibrestextiles.wordpress.com, « le lavage en machine d’un seul vêtement synthétique peut rejeter plus de 1900 microparticules de matière plastique, principalement sous formes de fibres, une centaine par litre. »
De même, pour produire 1kg de polyester, il faut 1,5kg de pétrole. Ce n’est franchement pas ce qu’on peut appeler une démarche éco-réceptive.

Alors, que faire ? C’est dur !!!! Dans mon cas, je les ai déjà achetées, je vais donc les utiliser jusqu’à ce que je trouve une solution plus satisfaisante.
Mais c’est un dilemme cornélien.

Pierre-Corneille
Pierrot : « Ô rage, ô désespoir, ô plastique ennemi ! Ne puis-je donc consommer sans tuer la bionomie ? »

Conclusion :

Drôle de conclusion que je dois vous livrer ici. Le produit est très efficace, présente des avantages certains, mais également des défauts dans son origine – et donc difficilement surmontables.
Est-ce que ça dépendra de votre degré de conscience écologique ? Je suppose que de 0 à 5 il vaut mieux les acheter que du coton hydrophile ou (pire!!) des lingettes démaquillantes imprégnées de produits nocifs à l’usage ; et de 5 à 10 on s’en tient à l’eau et au savon de Marseille ? (tiens, d’ailleurs, je ne devais pas écrire sur le savon de Marseille, moi ?)

On va essayer ça : pour toutes celles et ceux que cela ne dérange pas, les lingettes Lamazuna sont très chouettes, et pratiques pour la trousse de toilette : peu volumineuses, ne nécessitant pas de produit supplémentaire, c’est une bonne alternative économique.

Pour tous ceux qui désirent aller au bout de la démarche écologique, je suppose que ce n’est pas encore LA solution.

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4 réponses sur « Lingettes Lamazuna »

    1. Coucou !
      Merci de ton commentaire ^^
      Dans la mesure où tous les démaquillants doivent être soigneusement rincés du visage (y compris les laits et les eaux micellaires), je pense que tu t’y retrouves avec des lingettes : Il n’y a besoin de les mouiller qu’une seule fois, pas besoin de les rincer, et cela utilise mois d’eau que de se rincer le visage à grande eau.
      Et ensuite tu les glisses dans une machine histoire de ne pas gaspiller d’eau en les lavant à la main ^^
      (J’avais un doute pour le layering, mais après vérification, ce dernier aussi se rince à l’étape 2, après l’huile.)

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  1. Personnellement, je me démaquille à l’huile et je nettoie ensuite la peau avec un savon pour le visage bio du coin. C’est hyper efficace. Et je l’ai fait tester aussi à une amie qui utilise pas mal d’eye liner et de mascara, qui du coup a adopté le truc. J’ai encore des cotons, mais je les utilise essentiellement pour désinfecter quand je me coupe avec mes couteaux de cuisine. Et pour me désongler quand je me vernis les ongles. Vu la fréquence, j’utilise environ un paquet de coton, ou deux, par an. Je vais passer à des cotons bios, qui, s’ils utilisent toujours autant d’eau et qu’il n’y a rien sur les pesticides, ne sont au moins plus blanchis au chlore : https://www.mademoiselle-bio.com/coton-hydrophile-bio-douce-nature.html

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