Soap Opéra

Le savon : un basique du soin de la peau, et pourtant le grand oublié de ces dernières décennies, qui connait un vrai retour en force.

Du savon au gel douche

Si vous êtes de ma génération (aka Xennials), vous avez certainement du connaitre le pain de savon dans votre enfance, avant de passer à la révolution gel douche.
Dans les années 80, la savonnette en France, c’était surtout les marques Camay (« Pour être sûre de lui plaire« ), Monsavon (« Le savon simple des visages qui respirent la santé« ), Zest (« Le savon-tonus« ) et Lux (« Le savon de beauté des stars« ).
En 84 débarque le mag-nifique Cléôpatra (« Un secret de beauté« ), qui m’a vendu du rêve jusque très tard.
Gros effet Whaou.

Le gel douche apparaît en France avec la marque Tahiti en 73 ; mais ce n’est pas encore l’incontournable que l’on connait. Il lui faudra de nombreuses années et une stratégie de produit luxueux, novateur et agressivement hygiéniste (« les savons solides sont pleins de germes et ils assèchent la peau« ) pour faire tomber le pain de savon en désuétude. Le gel douche gagne alors, grâce à la publicité, cette image « branchée » et « moderne » qu’on lui connait, puis se pare de toutes les qualités selon les diversifications de l’offre : le tonus tout-en-un chez Addidas, le sex-appeal avec Axe, le soin nature chez Ushuaïa, l’aseptisation avec Sanex, etc.

Le pain de savon souffre encore de cette campagne acrimonieuse dont les arguments sont passés dans les mœurs : la plupart des gens qui n’ont jamais testé de savons solides sont spontanément rebutés par le produit : pas hygiénique, triste, vieux, trop durs pour la peau, pas assez fun, tout est bon pour le remettre aux oubliettes.

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Alors que le gel douche n’en finit plus de se décliner en couleurs, odeurs, effet multiples et variés : nouvelles mousses, nouveaux parfums, efficacité renforcée, gammes folkloriques, tout en un lavant et crème… Le gel douche ne connait pas la crise.

Mais !

Et il y a souvent un « mais ».
Comme toujours, je ne peux que vous conseiller de vous poser la question WIMO : What Is (insérez ici votre produit de consommation quotidienne) Made Of ?
Qu’est-ce qu’on trouve dans ce produit ?

Parce qu’avant d’ingérer ou d’utiliser quelque chose, il vaut quand même mieux s’assurer qu’il ne sera pas problématique à terme.

Préférez-vous vous fier à votre bon sens de personne consciente et informée ou aux arguments mirifiques d’un gars en blouse blanche payé pour vous faire acheter sa camelote en grande quantité ? (contrats, petites lignes, tout ça…)

Je suis toujours profondément atterrée de voir à quel point le même schéma se répète dans l’Histoire : la notion de progrès, qui porte l’humanité depuis ses débuts, pousse systématiquement les gens à se gausser grassement des erreurs du passé, tout en s’enferrant avec une volonté de fer et une constance maladive dans les mêmes erreurs à leurs époques. On est toujours tentés de penser que tout ce qui venait avant est arriéré, mais qu’aujourd’hui, on sait.
Et dans le même temps, allez essayer de faire bouger évoluer les mentalités pour aller vers du mieux : Bon courage !

Après tout, le mascara au goudron a fait fureur dans les années 30, tout comme le khôl au plomb dans l’Antiquité égyptienne, le cinabre (toxique) pour des lèvres rouges au 1er siècle à Rome, la crème de céruse (vinaigre et plomb) sous l’ère d’Elisabeth 1ere, la belladone en goutte dans les yeux pour agrandir les pupilles à la Renaissance, le radium en crème éclaircissante à l’époque victorienne et l’arsenic fin 19e – début 20e (jusqu’en suppositoire). Ah, et les bains de bouche à l’urine des romains, on en parle ?
Et à chaque époque, les gens se fichaient de la crédulité des pigeons précédents.
Haha.
Souvenons-nous qu’on est tous les imbéciles de quelqu’un.
Pour ma part, je travaille dur à ne pas être celle de mes petits enfants.

Mais, je m’égare !
Revenons à nos moutons.
Gels douches : Kezako ?

Le Gel Douche

Grosso modo, on peut décomposer les gels douces en trois types d’ingrédients :

– Les tensioactifs,
– Les actifs,
– Les conservateurs.

Les tensioactifs

Les tensioactifs, c’est le détergent qui supprime la couche hydrolipidique de la peau ; vous, savez, le petit film gras naturel qui protège l’épiderme.
Il existe beaucoup de tensioactifs différents, mais la plupart des gels douches utilisent des tensioactifs de synthèse, issus de la pétrochimie, qui sont moins chers à la production. Moins chers pour eux et pour notre portefeuille, mais irritants, allergènes et potentiellement perturbateurs endocriniens pour nous.

Exemples :

  • sodium lauryl sulfate (SLS), toxique hépatique très irritant
  • sodium laureth sulfate (SLES), qui peut générer du 1,4-Dioxane, un contaminant éventuellement cancérigène
  • sodium laureth sulfosuccinate, qui peut en générer également.
  • ammonium lauryl sulfate (ALS), un peu plus doux, parfois utilisé par certaines certifications bio moins rigoristes, comme Ecocert.

Non seulement les tensioactifs agressent la peau (et la laissent même parfois poreuse à des substances nocives), mais lorsque vous les rincez, ils se retrouvent au fond des mers et causent des dommages irréversibles à la faune et à la flore marine.

Il existe pourtant des tensioactifs issus de matières premières végétales renouvelables (sucres, colza ou coprah…), qui sont par ailleurs utilisés dans les produits certifiés bio.
On les distingue avec les termes « Glucoside » (Coco Glucoside) ou « Glutamate » (disodium cocoyl glutamate, ou sodium cocoyl glutamate), entre autres.
On peut également noter :
Sodium cocoyl isethionate : Moins irritant que les tensioactifs uniquement de synthèse (car en partie végétal), mais toujours dangereux pour la faune aquatique.
Sodium lauryl sulfoacetate (SLSA) : en partie végétal, plus doux, biodégradable, mais malgré tout dangereux pour les organismes aquatiques.
Sodium Coco Sulfate (SCS) : entièrement végétal, mais encore et toujours nocifs pour les fonds aquatiques.

Tout n’est pas rose, même au pays du plus naturel ! Mais certains produits sont clairement plus acceptables que d’autres, pour soi comme pour l’environnement.
Évidemment, c’est toujours bien moins bon marché que la pétrochimie, et pour les fabricants conventionnels, peu importent les conséquences : jusqu’à 15 fois moins chers que les tensioactifs naturels, imaginez la marge de bénéfices !

Les actifs

Les actifs sont les agents efficients dont le gel douche fait la promotion. (Huile d’argan, cerise du Lubéron, lait d’amande douce, fleur de cerisier, etc.).

La plupart du temps, l’image est illustrée en long en large et en travers sur le produit, et la composition excède rarement les 0,5%.

Les conservateurs

Les conservateurs permettent au produit liquide de ne pas devenir un soupe de microbe, et c’est un bon point. Sauf qu’ils sontégalement nocifs pour l’homme (exemple des très dénoncés parabens : Butylparabène, Ethylparabène, Méthylparabène, Propylparabène, etc.) : ils se stockent dans le corps, et chaque douche rajoute une petite dose quotidienne. Résultats ? Cancers du sein, problèmes de fertilité masculine, perturbations endocriniennes…

Le terme « paraben » étant connu du grand public, les petits malins de l’industrie le remplacent parfois par une dénomination plus scientifique.
Exemple : le Butylparabène est passé en douce dans les INCIs sous les noms de Butyl 4-hydroxybenzoate ou de parahydroxybenzoate de butyle.
C’est beau l’honnêteté.

Je fais le lien vers une courte vidéo de Julien Kaibeck, qui a toute sa place sur le sujet.

 

Cheminement

Sérieusement, est-ce qu’il va vraiment falloir bannir TOUT les trucs agréables de chez soi pour vivre mieux ?
Très honnêtement, il y a 10 ans en arrière si vous m’aviez fait lire cet article, je vous aurais jeté des petits cailloux avant de vous traiter d’australopithèque.
« LE GEL DOUCHE !!!
MAIS CA NE VA PAS ?!
LE SEUL TRUC QUI ME PERMETTE DE ME LEVER SANS ME PENDRE LE MATIN !!
NON MAIS C’EST QUOI, VOTRE PROBLEME ?! »

Il faut dire également que j’étais une collectionneuse compulsive de gels douche ; j’en possédais toujours entre 7 et 10, pour me laver selon l’humeur du moment. Ma petite consolation du matin. Un peu l’équivalent de l’addiction au café pour d’autres. (ou : « Me parle pas tant que j’ai pas eu ma dose« )

Alors vous pensez bien que le savon, ce n’est certainement pas le truc que j’ai accepté de changer immédiatement.
Nope, le chemin a été long et il m’a fallu plusieurs années.

En premier lieu, j’ai récolté quelques informations à droite et à gauche, corollaires à d’autres recherches.
Pas assez pour m’ébranler totalement, bien sûr ; mon confort avant tout. Mais, plus ma conscience écologique s’est ouverte, plus mon enthousiasme s’est amenuisé.
Vous pouvez d’ailleurs jeter un œil sur le comparatif proposé par l’UFC Que Choisir, affichant les gels douches contenant potentiellement des produits à risque.

J’en suis arrivée à un point où le gel douche ne m’apportait plus autant de satisfaction qu’avant, sans pour autant trouver le pain de savon envisageable.

Dans un entre deux, j’ai choisi des gels douches de meilleure qualité, certifiés : Bio Seasons par exemple, Greenatural, puis Antipodes.

 

Et puis, il y a peu, je suis tombée en amour pour une marque de savon dont j’aurais l’occasion de vous reparler plus tard. Cela faisait environ un an et demi que je me disais qu’il faudrait passer au savon solide, mais je ne voulais pas le faire contrainte et forcée.
Depuis, la douche est redevenue un véritable moment d’enchantement !
Et je reste persuadée que pour un changement durable, c’est ainsi que les choses devraient se passer.

 

 

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Et les savons solides, c’est meilleur ?

Et bien spontanément, j’aurais bien envie de  vous répondre oui, mais un oui clair et entier serait mentir.
Parce que même au pays du pain de savon, les industriels arrivent à faire des cochonneries. C’est désespérant.

Le savon, qu’est-ce que c’est ?
Tout simplement le résultat de la saponification, c’est à dire la transformation de matières grasses en savon par hydrolyse alcaline (au moyen de soude ou potasse). C’est donc une réaction chimique naturelle, connue de l’homme et exploitée depuis l’Antiquité.

Il existe plusieurs moyens de produire du savon, qui donnent des résultats de qualité différente.

1/ La saponification à chaud.

On appelle également ce procédé « au chaudron« .
Il s’agit de chauffer les ingrédients à une centaine de degrés, avec des huiles supportant relativement bien la chaleur : huile d’olive ou huile de palme. Le procédé permet d’accélérer singulièrement le temps de production du produit ; on y ajoute également des conservateurs et des additifs synthétiques. La pâte à savon obtenue est le plus souvent délestée de sa glycérine, que les industriels revendent comme ingrédient à d’autres industriels (il n’y a pas de petit profit). Le savon obtenu est donc singulièrement plus agressif pour la peau, et cause irritations, allergies et dessèchement.
Alors, attention : tous les savons saponifiés à chaud ne sont pas nécessairement mauvais !
Le savon d’Alep, (le véritable savon d’Alep), par exemple, est excellent pour la peau et est souvent recommandé en cas de problèmes dermatologiques. C’est aussi le mode de fabrication traditionnel du savon de Marseille (bien que celui-ci ne soit toujours pas protégé par une appellation contrôlées).
De même, certains savons fabriqués artisanalement adoptent une phase de surgraissage, c’est à dire d’adjonction d’huile après la cuisson, ce qui permet à cette dernière de conserver ses composants les plus fragiles afin qu’ils ne soient pas soumis à l’action de la soude.
L’avantage principal de la saponification à chaud est la disponibilité rapide du savon. Contrairement à la saponification à froid, le savon peut être utilisé dans des délais très courts.
Et forcément, la formule « Ingrédients de moindre qualité + utilisation presque immédiate = beaucoup, moins cher «  a tout pour plaire à l’industrie de masse.

2/ L’utilisation de bondillons.

Les bondillons, c’est le terme un peu « j’me la pète » pour nommer la pâte de savon transformée en granulés.
C’est le matériau de base des savonniers industriels, et de la plupart des savonniers tout court, par ailleurs, s’ils ne précisent pas l’origine et leur méthode de travail.
L’Indonésie, la Malaisie et quelques autres pays du sud-est asiatique en sont les principaux exportateurs.
De fait, un savon « Fabriqué en France » signifie souvent une pâte à savon importée d’Indonésie qui est colorée, agrémentée de senteur et de divers additifs puis moulée dans une usine française.
Ce qui ne garantie ni la qualité de la pâte de savon (qui bénéficie de détaxe importante pour rentrer en France), ni des conditions de travail des employés sur place, et surtout, qui participe plus qu’allègrement à la déforestation du sud-est asiatique. Rien à sauver, donc.
Pour sûr, l’huile de palme est bradée et ne coûte presque rien, ce qui permet de produire un savon trois fois moins cher qu’avec de l’huile d’olive (qui n’est pas non plus la plus chère des huiles). Encore une belle marge de profit aux dépends des employés, des consommateurs et de l’écologie. Youpi !

Il existe quelques savonniers français qui fabriquent eux-même leur pâte de savon. Mais ils sont rares, aussi une mention « artisanale » sur votre savon ne vous confère absolument aucune garantie : les savonniers ne sont pas tenus de préciser l’utilisation de bondillons sur les emballages.

Au final, avec cette méthode (exception faite bien sûr des quelques rares maitres savonniers français qui fabriquent encore intégralement leur pâte de savon), le taux de surgraissage du savon est minime, tout comme la présence de glycérine : les savonniers ne peuvent travailler qu’avec la pâte déjà réalisée, et n’ont pas d’action sur ces composants précis.
De fait, la peau est bien plus susceptible d’être agressée et asséchée.

3/ La saponification à froid

Cette méthode est plus exigeante mais est considérée comme le signe d’un travail attentif et de qualité. Elle permet de produire des savons plus respectueux de la peau et de l’environnement.
Les divers ingrédients sont mélangée à une température bien plus basse que la saponification à chaud : 35, 40°c, jusqu’à 50°c environ.
Cela permet de préserver les actifs contenus dans les diverses huiles et beurres utilisés pour leurs bienfaits – et l’huile de palme n’est certainement pas l’huile la plus utile à la peau, loin s’en faut.
La méthode permet de produire de la glycérine naturelle, qui, en sus des huiles et beurres inclus dans le processus, permettra d’adoucir et protéger la peau à l’aide d’un film protecteur.

Les savons doivent encore reposer plusieurs semaines avant d’être commercialisés.
Il est clair qu’on se situe avec cette méthode sur un travail de qualité, et pas dans une logique de rendement et de production de masse.
Bien entendu, cela ne signifie pas pour autant que tous les savons saponifiés à froid sont totalement exempts d’additifs chimiques ; mais généralement, les artisans qui se donnent la peine de travailler longuement sur ces savons privilégient des ingrédients de qualité.

L’empreinte carbone de la saponification à froid est moins lourde ; et depuis quelques années, le retour des savons en pain est souvent accompagné d’une démarche zéro déchets dans le marketing. C’est un vrai plus à l’échelle de millions de personnes.

 

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Bon alors, Gel douche ou savon ?

Savon mon Capitaine !
C’est clair et net !

Le gel douche est proposé dans des contenants en plastique difficilement voire non recyclables ; le produit lui-même contient des tensioactifs qui détruisent la faune et la flore sous marine, pour une efficacité réelle non meilleure que celle du savon solide. Et je ne parle pas des perturbateurs endocriniens qui s’incrustent sournoisement.

(Je vous rappelle à toutes fins utiles que si le gel douche mousse, ce n’est pas qu’il lave mieux, mais bien grâce au laurylsulfate ; seule la publicité martelée dans nos têtes est responsable de cette croyance de mousse = bon lavage. Un peu comme « les médicaments qui marchent mieux quand ils ont mauvais goût »… )

Donc savon, mais seulement en vérifiant sa composition et en s’assurant de son origine : un savon fait de bondillons sud-asiatiques ne vaudra pas beaucoup mieux d’un point de vue écologique ou santé. (…. enfin si, quand même, mais pas de beaucoup).
Enfin, un savon génère moins de déchets, et évidemment, dure bien plus longtemps qu’un gel douche.

Plus économique, plus écologique, meilleur pour la peau…. What else ?

 

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Mais alors, comment choisir un vrai bon savon ?

Il n’y a pas de méthode qui marcherait à tout les coups, mais si je peux vous donner quelques conseils :

Fuyez les savons de grandes surfaces et les grosses marques. Je vous rappelle également que la pharmacie n’est pas un gage de produits sains.
Renseignez-vous auprès des producteurs si vous avez la chance de pouvoir les contacter. Vous pouvez maintenant leur parler de bondillons, de type de saponification, de glycérine naturelle et de surgraissage.
Limitez autant que possible votre confiance aux produits officiellement certifiés et labellisés.
– Choisissez des boutiques et e-shop de confiance pour vous achats.

Mais surtout, avant toute chose, jetez un œil aux ingrédients de l’INCI. Réflexe principal !

Rappel de quelques ingrédients cosmétiques à fuir absolument :

  • PEG,
  • EDTA,
  • BHT,
  • Acide édétique
  • Alcohol dénat. (alcool dénaturé)
  • Aluminium chlorohydrate
  • Ammonium laureth sulfate
  • Ammonium lauryl sulfate
  • Butylparabène,
  • Ceteareth
  • Cetrimonium chloride
  • Copolymer
  • Cyclomethicone
  • Dimethicone
  • Ethylparabène,
  • Etidronic acid
  • Huile minérale
  • Huiles de silicone
  • Isobutane
  • Isothiazolinone (méthylisothiazolinone)
  • Méthylparabène,
  • Propylparabène,
  • Sodium lauryl sulfate (SLS),
  • Sodium laureth sulfate (SLES),
  • Steareth
  • Triclosan
  • Trimethicone
  • Tallowate de sodium…

Parlons du Tallowate de sodium.
Sous ce nom mystérieux se cache le sel de suif saponifié.
Kezako ?
Tout simplement de la graisse de bœuf ou de mouton, récupéré sur des animaux morts et utilisés pour une matière à saponifier à moindre frais.
Ça aussi c’est super sexy.
C’est par ailleurs un des moyens de reconnaitre le « vrai » savon de Marseille des imitations : pas de graisse animale, que du végétal !

Rien ne prouve jusque ici que le Tallowate de sodium soit mauvais pour la santé ; il en est dit qu’il bouche les pores de la peau, mais je n’en ai pas trouvé preuve ou confirmation.
Dans mon cas, c’est juste que j’aime moyen l’idée de frotter du mouton mort sur ma peau chaque jour.
Mais chacun son truc !

 

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Et le visage ?

Tout ceci concerne donc l’utilisation de savons pour le corps. Car on n’utilise pas n’importe quel savon pour laver la peau de son visage !
Le savon de Marseille, par exemple, est trop agressif pour la peau du visage.
Si vous souhaitez passer aux produits solides pour le visage, voilà 5 alternatives :

Si vous avez la peau grasse, le rhassoul est une excellente solution, tout comme le savon au charbon. Cela vous permettra de purifier la peau de votre visage sans pour autant l’assécher.

Si votre peau est sèche et/ou très sensible, c’est le savon d’Alep qu’il vous faut. Mais pas n’importe lequel (car il existe différents dosages) : un savon contenant beaucoup d’huile d’olive, et au maximum 20% d’huile de baie de laurier (fort effet antibactérien.)
Vous pouvez également avoir recours au syndet, ou Synthetic Detergent, autre nom du savon sans savon.

Enfin, si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête ou que votre peau ne présente pas de déséquilibre particulier, le savon surgras est une excellente alternative ! Ce sont certes des savons, mais le surplus d’huile toujours présent après la saponification permet de nourrir et protéger votre peau.

 

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Conclusion :

Un article très long, mais qui m’a paru nécessaire avant de me lancer dans des comparatifs de savons. Il est important de savoir de quoi on parle, afin d’établir des critères de comparaison efficaces.

Les recherches effectuées pour ce billet m’ont permis de prendre conscience d’à quel point l »industrialisation massive est délétère jusque dans nos produits de base et de soin quotidien.

Finalement, consommer mieux pour soi et pour la planète, c’est surtout être conscient des enjeux, des dérives et des risques encourus.

J’espère que cet article vous aidera ne serait-ce qu’un peu à prendre soin de vous et à préserver votre santé jusque sous la douche !

Take care !

 

 

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