Dis-moi ce que tu manges….

Hello hello hello !

Si vous vous souvenez, j’ai tenté, durant l’année 2017, de participer au Défi Green Blog. L’initiative m’a beaucoup plu, et j’ai adoré le principe !
Malheureusement, dans la mesure où nous sommes 6 à la maison, il est un peu compliqué de changer les habitudes des uns et des autres de manière durable.

Évidemment, j’ai imposé certains choix : les produit ménagers, le remplacement progressif du plastique par des matières durables, les produits d’usage courant, le recyclage, etc.
Mais il m’a semblé contre-productif de forcer les enfants à changer leurs habitudes de manière autoritaire. L’intérêt est qu’ils adoptent ce choix et qu’ils le fassent leur, pas qu’ils le subissent à la maison. Gagner les coeurs, ça marche toujours mieux à long terme.

De plus, il est vrai que notre budget n’est pas extensible, et il n’est pas évident de tout changer ou tout remplacer subitement. Aussi, je ne suis plus exactement dans une démarche de défi immédiat, mais dans un processus d’appropriation familiale sur plusieurs années.

Tout ceci pour vous dire que sur ces trois dernières années (de 2017 à 2019), nous avons tous grandement évolué au sein de notre famille ; et l’aspect qui traduit le mieux cette évolution est la cuisine.

Pourtant, je pars de loin !

Adepte fanatique de la Junk Food, des plats en sauce, à la crème ou ultra sucrés, on ne peut pas dire que je plébiscite les régimes. J’aime quand c’est bon, quand c’est copieux ; et de manière générale, tout ce qui fait de l’oeil au diabète ou au cholestérol, c’est pour moi.

Mais aujourd’hui, quand je regarde mon garde-manger, je suis à la fois heureusement surprise et déprimée. Il n’y a QUE DES TRUCS SAINS à manger ! Horreur et ravissement ! (oui, j’ai encore un peu de mal à me positionner à ce sujet).

Mais comment en suis-je arrivée là ? Sérieusement ?

1 – L’extracteur de jus.

Marche aussi avec la centrifugeuse.
J’ai investi dans un extracteur de jus. Ce « truc pour bobo en mal de sensations ».
Croyez-le ou pas, mais avec l’extracteur en question (qui m’a quand même coûté un rein et demi), j’ai investi dans deux grandes corbeilles en bambou.
Que je remplis de fruits (de saison bien sûr. Sinon, c’est pas bobo du tout.)
Le but du jeu est de vider les deux corbeilles en se préparant son petit jus de bon matin.
Les enfants a-dorent patouiller dès 7h du mat.
Ça reste un mystère pour moi, qui suis du signe du hamster aigri avant 10h du matin ; mais eux, ils kiffent. Allez comprendre.

2 – Le cuit-vapeur.

Au final, on cuisine surtout ce qu’on maitrise. Que voulez-vous que je fasse avec des brocolis et du chou-fleur ?! Les carottes sont-elles destinées à être éternellement râpées ? Les patates ont-elles un autre avenir que les frites ?
J’ai mis du temps avant de me décider, mais finalement, j’ai acquis un cuit-vapeur.
Et depuis, je ne vais pas vous mentir, c’est TELLEMENT PLUS SIMPLE de faire cuire des légumes que c’est devenu la solution de facilité. Vous vous souvenez des broco-choux-fleurs du début du paragraphe ? C’est devenu mon plat Congèl-SOS quand il n’y a plus rien à manger dans le frigo. Je ne saurais pas vous dire à quand remonte ma dernière casserole de pâtes. Et ça c’est un signe.
Alors certes, ça nécessite de faire une petite sauce à côté, histoire de relever le légume-sauna du jour ; mais c’est peu cher payé pour voir la tête dégoûtée son homme qui se surprend à aimer du choux romanesco. (Y’a plus d’respect…)

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3 – La cocotte graniteware.

Bon, je ne suis pas là pour faire de la pub à une marque en particulier ; je ne sais juste pas si cette cocotte a un autre nom, plus générique.
Whatever, j’ai découvert ce truc fin 2017, et depuis, je peux faire rôtir à peu près tout et n’importe quoi avec succès.
Enfournez un bout de viande quelconque avec tout ce qui vous reste de légumes dans le coin, et vous obtenez un petit miracle gustatif. Une fois qu’on maitrise le temps de cuisson, c’est le Nirvana. Vous ne me croyez pas ? J’ai tenté un jeté de légumes opportuns (comprendre, j’ai fait les fonds de congel) avec un brave poulet de Bresse qui n’avait pas trouvé preneur : courgettes, poireaux et oignons. J’ai mis ma cocotte au four, et au bout de 3h de cuisson, j’ai pu frimer sur le délicieux plat ultra élaboré qui m’a demandé teeeellement de travail. Rapport temps de préparation – ravissement gustatif tout a fait parfait.

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4 – Les ingrédients !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais j’ai défini un certain nombre de produits achetés uniquement bios* : les oeufs (bio, plein air, pas en batterie), les laitages, les laits végétaux (qui remplacent le lait de vache), céréales, sucre non raffiné, condiments et épices, farines et miel. Le reste, je l’achète local ou équitable, ce qui me permet de moduler mon budget. Donc, je cuisine plus, c’est vrai ; mais du coup, on a supprimé TOUS les plats transformés. Et c’est une sacré source de conservateurs et d’ingrédients problématiques en moins. Et dans les faits, je peux cuisiner le WE pour la semaine. Et j’ai toujours l’opportunité de décongeler une purée de légumes verts ou « oranges » si j’ai besoin d’un repas rapide un soir.

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*Oui, j’ai bien conscience que bio ne signifie pas « complétement sans le moindre pesticide du tout », que ce n’est pas la solution à tout, bla, bla, blabla. Mais je persiste.

 

5 – La viande ?

J’ai appris à limiter notre consommation de viande.
D’abord en partant du constat que la viande coûte trop cher dans notre budget.
Nous avons alors décidé de manger beaucoup moins de viande, mais de la viande de qualité, chez le boucher.
J’ai du apprendre à cuisiner autre chose que de la chair, et clairement, c’est probablement ce qui m’a le plus coûté.
Mais, en jetant un oeil vers d’autres cultures, j’ai découvert des plats très complets qui ne nécessitent pas de viande et qui remplissent tout autant l’estomac jusqu’à satiété (ce qui n’était pas gagné pour moi : un repas sans viande n’était pas un vrai repas).
Du coup, j’ai une cuisine plus éclectique, mais ça nous permet de (re)découvrir tout un tas de saveurs et de goûts inexploités ou inconnus. J’ai également constaté que certains plats sans viande sont bien plus délicats gustativement parlant: la viande a une saveur très marquée, qui ne laisse guère de places aux nuances délicates.
Je me fais un peu l’impression d’un fumeur qui retrouve palais et odorat après avoir arrêté la gitane sans filtre.

 

6 – Les a-côtés

Deux règles d’or :
– Pas de produits finis !
– Tu ne manges pas ce que tu n’achètes pas.
Je veille à faire mes courses le ventre plein. Ça a l’air idiot dit comme ça, mais du coup, je suis beaucoup moins tentée d’acheter des trucs tout faits ou des cochonneries type chips et bonbons.
Je me suis renseignée sur les ingrédients contenus dans les bonbons, et j’en ai acheté quelques-uns potables  que je garde dans un coin si les enfants (et moi) en ont vraiment envie.
Et s’ils éprouvent le besoin de grignoter, les fruits sont en libre service toute la journée, et j’ai des bocaux de verre avec des cranberries, des mûres, des pruneaux, des abricots, etc.
Pour le goûter ou le petit dej’, je fais des madeleines, des scones, des cookies ou des pancakes quand j’ai le temps (et l’envie). C’est juste trop chouette.

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Au final, après trois années de ce régime, ma fille aînée est devenue végétarienne par conviction, et elle s’y tient. Mes deux dernières suivent le mouvement ; sauf pour les crevettes et saucisses, parce que « les saucisses bio, c’est trop bon« .
Ma moitié et moi-même sommes plus ou moins flexitariens, lui pour des raisons écologiques, moi pour des raisons économiques.
Et mon fils suit plus ou moins le mouvement, tant qu’on le laisse manger du saucisson et qu’on fiche la paix à son lait de vache bio demi-écrémé.

 


Conclusion

Je pourrais continuer à m’étendre, mais le but n’est pas de vous narrer notre vie par le menu.
Simplement, j’ai envie de partager avec vous cet étrange constat : je deviens, au fur et à mesure, une adepte du Care.
Le « Care » en anglais, c’est le soin, la bienveillance, le fait d’entourer l’autre. Je réfléchis beaucoup à la notion de respect ; le respect que l’on se porte à soi-même, à son propre corps, mais aussi à ceux que l’on aime et/ou dont on est responsables.
Et en prenant le temps de m’arrêter sur ce que j’offre à mon entourage (comme style de vie, comme conditions de vie, comme mode de vie), j’en viens à prendre plus soin de moi et à mon échelle, de la planète.
C’est un peu extrême comme grand écart ! (moi => la planète : bonjour l’égo !) Mais je me rends compte chaque jour un peu plus que tout cela est lié : ce que je demande à la société et à la planète, pour moi dans le présent, pour mes enfants dans le futur, passe forcément par l’impact (consomm’acteur) que j’ai sur cette même société, sur cette même planète, l’impact qu’ils ont et qu’ils laisseront également.

Une adepte du Care, donc, et c’est pour cette raison que ce blog continue à m’importer.
Prendre soin de soi, se respecter, ça passe aussi (et surtout) par les petits gestes du quotidien.
Et franchement, se faire du bien à soi en faisant du bien autour de soi, n’est-ce pas la meilleure idée du siècle ?

 

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